Paï, village bohème

Aujourd’hui, je t’emmène à Paï, un charmant village du le Nord de la Thaïlande situé dans la Province de Mae Hong Song. Pour un weekend loin de la ville de Chiang Mai ou pour quelques jours de détente, Paï est un endroit parfait pour se ressourcer. Sa nature environnante et son calme invitent à la méditation et au lâcher prise.

ARRIVER À PAÏ

Beaucoup de voyageurs se rendent à Paï en moto ou scooter, sac sur le dos. Je pense considérer cette option pour un prochain séjour à Paï, mais une première fois, je l’ai joué plus sage et ai opté pour le bus.

BUS DEPUIS CHIANG MAI : très facile, plusieurs trajets par jour – durée 3h30 – tarif 200 bahts (soit 5€).
Attention à la route qui est très sinueuse – Plus de 700 virages ! Je n’ai pas le mal des transports d’habitude mais là, crois-moi j’étais heureuse d’arriver !

Conseil : demande un siège à la fenêtre lors de ta réservation, et prévois un médicament contre le mal des transports au cas où.

Pour se déplacer dans le village, rien de plus simple. Tu trouveras de nombreuses agences de locations de scooter. Compte 150 bahts par jour (4€), et moins si tu le loues pour plusieurs jours.

LE VILLAGE DE PAÏ

Paï se trouve dans une région rurale et montagneuse, entouré par une nature verdoyante. Il y règne une douce ambiance bohème, une sorte de zenitude flotte dans l’air.

Ce qui m’a réellement marqué lors de mon séjour à Paï, c’est son côté multi ethnique. Ici, les religions se côtoient et s’entrecroisent. Je n’ai pas senti de prédominance bouddhiste comme à Chiang Mai pas exemple. Au contraire, j’ai remarqué une importante communauté chrétienne et musulmane, et ce joyeux mélange donne à Paï son aspect culturel unique.

QUE FAIRE À PAÏ

Que tu sois là pour quelques jours de détente ou pour un cours passage où tu as prévu d’explorer les environs, ici c’est chacun son rythme. Pour ma part, j’aurais pu passer des semaines à chiller dans les cafés du village, un bon livre à la main, à profiter de l’atmosphère relax du village.

Voici quelques activités que tu peux faire si tu prévois de visiter Paï :

PAÏ CANYON

Très prisé des randonneurs et des amoureux de la nature, le Canyon de Paï offre une vue panoramique sur les alentours. L’accès est complètement gratuit et tu peux y accéder par différents chemins, plus ou moins étroits, selon ton goût de l’aventure.
Tu trouveras plusieurs plateformes d’observation, et les paysages sont vraiment impressionnants.

WAT PHRA THAT MAE YEN

Ce temple sur la colline est bien connu à Paï, plus pour la vue grandiose qu’il offre sur la ville que pour le temple lui-même. Pour t’y rendre, il te faudra gravir 353 marches en haut desquelles se trouve le White Big Bouddha, immense statue visible dans la montagne depuis le village.

Source: Travel Triangle
LE MARCHÉ NOCTURNE

J’ai tout simplement adoré ce marché et son aura si particulière. Les touristes et les locaux se mélangent et se retrouvent, pour déguster les tartines thaïlandaises et autres spécialités locales, et flâner à travers les stands d’artisanat et de bijoux.

Paï est réellement un village d’artistes, de créateurs. Les bars proposent de la musique live ou une vue paisible sur le lac, et les stands de street food sont tous plus alléchants les uns que les autres. Un passage au marché nocturne (qui commence en réalité dès l’après-midi) est obligatoire, ne serait -ce que pour goûter la nourriture phénoménale !

MON SÉJOUR DANS UNE TENTE

Lors de mon court passage à Paï (seulement trois nuits), j’ai décidé de tenter une nouvelle expérience et de dormir dans une tente. Tu l’auras compris, je ne suis pas une pro du camping et la seule fois où j’ai passé une nuit dans une tente remonte à plusieurs années déjà.

Néanmoins, j’ai déniché un endroit atypique, récemment ouvert, qui m’a donné envie de renouveler la chose.

PAÏ LAMUN VALLEY est un établissement situé à 4km du centre, qui propose des logements en tente avec salle de bain commune ou en maisonnette individuelle.

On ne va pas se mentir, c’est une tente grand luxe ! Avec climatisation, lumière, véritable matelas et même miroir au sol et petite table d’appoint. La salle de bain commune est d’une propreté exemplaire et tout l’établissement est décoré avec goût et simplicité.

Le Paï Lamun Valley possède un restaurant et une très belle piscine, ainsi qu’un potager d’où proviennent les fruits et légumes qui sont cuisinés aux clients. Il est situé en pleine nature, certes un peu loin du village, mais être entourée de verdure pendant quelques jours m’a fait un bien fou.

Le personnel est tout simplement merveilleux de gentillesse. Je suis arrivée à l’établissement assez tard le soir, sans avoir diné. L’endroit étant relativement isolé, je me résignais à dormir le ventre vide, mais la dame qui m’a accueilli m’a cuisiné un délicieux plat de pâtes, une attention vraiment touchante.

Les petits déjeuners sont extraordinaires, tout est fait maison, et organique, un régal pour les papilles et pour la santé.

Note : Je ne le savais pas lors de ma réservation et cela ne m’a absolument pas dérangé pendant mon séjour, mais je le précise tout de même: Paï Lamun Valley est tenu par des thaïlandais catholiques, et cela implique que l’établissement ne vend pas d’alcool, et que le personnel ne travaille pas le dimanche.

L’endroit étant très récent, je crois qu’ils n’ont pas encore de site internet, mais tu peux réserver sur Booking.com ou Agoda.
Prix : 20€ la nuit en tente avec petit déjeuner – un peu plus cher pour une chambre avec salle de bain privative.

Chiang Mai, la rose du Nord

Située à 800 km au Nord de Bangkok, Chiang Mai est la 6ème plus grande ville de Thaïlande et la destination la plus touristique du nord du pays.

UNE VILLE À PART

On la surnomme la rose du Nord ou encore la ville aux 300 temples. Bien plus paisible et accueillante que Bangkok, Chiang Mai est une ville moderne et très développée.

Il règne à Chiang Mai une ambiance singulière, un petit je ne sais quoi qui flotte dans l’air et qui donne envie de rester. C’est sûrement pour ça que j’y vis depuis quelques mois, et je ne l’en lasse pas. Et visiblement, je ne suis pas la seule à apprécier cette ville. Chiang Mai est en effet une des destinations préférées des expatriés et des nomades digitales.

Je dois reconnaitre que la qualité de vie que l’on trouve à Chiang Mai est exceptionnelle. Les habitants y sont beaucoup plus accueillants et patients que dans le Sud du pays, et même si le traffic est important à certains moments de la journée, je n’ai pas entendu un seul Klaxon en six mois !
Autre point très appréciable ici, c’est la propreté indéniable! Je crois n’avoir jamais vu une ville aussi propre et bien entretenue. Et puis, on trouve des temples à tous les coins de rue, et ça pour moi, c’est un vrai petit paradis.

Chiang Mai est une ville qui a du style, son propre style. Un mélange de tradition et de modernité auquel on ajoute un zeste de bobo-attitude et une forte tendance à l’écologie.

QUE FAIRE À CHIANG MAI

LES TEMPLES

Ils sont nombreux et tous plus beaux les uns que les autres. La plupart sont situés en centre ville, ce qui les rends accessibles à pieds.
Y aller le weekend ou pendant les jours fériés permet une immersion dans la vie locale thaïlandaise, on se joint aux habitants qui viennent prier ou déposer fleurs et bougies en guise d’offrande.

Voici quelques uns de mes préférés (liste très raccourcie):

WAT CHEDI LUANG – J’adore ce temple situé dans le centre historique de la ville. En plus d’abriter un magnifique temple et des ruines absolument incroyable, l’endroit accueille également l’université bouddhiste de Mahamakut. On se promène donc parmi les jeunes moines qui étudient le bouddhisme.

WAT PHAN TAO – Juste à côté. Joli temple tout en bois, magnifiquement décoré à l’intérieur. Il est moins impressionnant que son voisin car beaucoup plus petit mais je trouve qu’il en dégage une énergie mystique assez forte.

WAT LOK MOLEE – Situé à proximité des douves, ce joli temple est celui dans lequel je me rend le plus souvent, car proche de chez moi. J’ai eu la chance d’assister à de magnifiques cérémonies et aux prières quotidiennes des moines. Des moments tout simplement magiques.

LE SHOPPING

Chiang Mai est l’endroit idéal pour refaire ta garde robe ou acheter des souvenirs originaux et de bonne qualité. La ville est très connue pour son artisanat et son style Lanna inégalable.
Vêtements bio 100% cotons, lampes en papier, sacs en jute, objets de décoration ou de beauté, Chiang Mai est un vrai paradis pour les accros du shopping. Entre magasins, marchés en tout genre ou encore friperie, je t’en dis plus ici Mes bonnes adresses à Chiang Mai

LES CAFÉS

Je comprends pourquoi les nomades digitales aiment autant Chiang Mai. Quoi de plus agréable que de travailler dans un café en plein centre ville, caché dans un écrin de verdure ? Pour découvrir mes cafés préférés, c’est par ici Les Cafés de Chiang Mai: mon top 10

Ember Café, dans le quartier de Nimman
LES ÉCOLES

Et pourquoi ne pas profiter du temps passé en Thaïlande pour apprendre quelque chose de nouveau ? Chiang Mai est l’endroit idéal si tu souhaites élargir tes facultés.

Apprendre la langue

Que tu souhaites passer un petit moment en Thaïlande, ou simplement profiter de ton séjour pour apprendre quelques mots et pouvoir communiquer avec les locaux, Chiang Mai offre un large choix d’écoles et de cours particuliers pour apprendre le Thaï.

Personnellement, j’étudie avec l’école TLS https://tslchiangmai.com , qui propose des programmes de 3, 6 et 12 mois.

Apprendre le massage Thaï

Chiang Mai est LA ville où étudient les meilleurs praticiens de massage Thaï. Même si tu ne comptes pas en faire ton métier, la plupart des écoles proposent des cours d’initiation au massage thaï, de seulement quelques heures pour te donner les bases.

La plus réputée et reconnue (et donc pas la moins chère) est l’International Training Massage School http://www.itmthaimassage.com qui propose tout un panel de formations dispensées en anglais.
Pour une expérience encore plus authentique, tu peux choisir d’étudier au Old Médecine Hospital http://thaimassageschool.ac.th/about/

Pour ma part, j’ai suivi une petite formation de 3h de massage Tête & Épaules avec Sabai De Ka Massage School https://massage-chiangmai.com. Pour 50€, j’ai eu droit à un cours en anglais avec enseignement et pratique, un manuel avec l’enchaînement des mouvements et un certificat.
La prochaine étape, ce sera bien sûr le massage Thaï !

Sabai de Ka Massage School
Apprendre la cuisine

La cuisine du Nord de la Thaïlande est particulièrement savoureuse puisqu’elle est nourrie d’influences birmane, laotienne et chinoise. Un très large choix donc (même pour les végétariens) et un pur régal pour les papilles.
Même s’il est particulièrement facile de se nourrir bien et pas cher sans cuisiner, ce serait quand même sympa de rentrer à la maison en sachant préparer un délicieux Pad Thaï ou curry Lana.

Photo by Cuisineo
Apprendre le Muay Thaï

C’est juste le nom local de la boxe thaïlandaise. Quoi de mieux que se trouver sur place pour s’y mettre ? En cours ou carrément en école, le Muay Thaï est le sport local de Thaïlande. J’en ai pris un cours, et laisse-moi te dire qu’il vaut mieux avoir du souffle et de l’endurance !

CHIANG MAI EN BREF

OÙ DORMIR ?

Je vis dans une maison et je ne peux malheureusement pas te recommander d’hôtel ou de Guest house à Chiang Mai. Néanmoins, j’ai eu de très bons échos concernant la Mandala House et Isty Hotel.

OÙ MANGER ?

N’importe où dans la rue, les stands ambulants proposent souvent la meilleur des nourritures.
Pour une pause avec la nourriture locale, le restaurant Rad Rabbit propose un choix de pizzas, pâtes et salade complètement Vegan, et c’est tout simplement délicieux.

Petit point sur les MSG : En Thaïlande, l’utilisation du glutamate est répandu dans la cuisine. Il s’agit d’un exhausteur de goût (également présent dans certains produits en Europe), qui, s’il n’est pas foncièrement dangereux pour la santé, n’a rien de naturel et agit sur le cerveau un peu comme une drogue. En gros, plus on en consomme, plus on a faim !
Heureusement, de plus en plus d’endroits se font un point d’honneur à ne pas l’utiliser. Et si tu as un doute, demande simplement à ce que ton plat soit cuisiner sans MSG.

OU BOIRE UN VERRE ?

A l’Oasis Garden Rooftop – Super petit bar situé en plein centre sur le toit d’un immeuble. Une décoration cosy et de très bons cocktails. Parfait pour regarder le coucher du soleil en sirotant un mojito.

Ayutthaya

Située à 80km au Nord de Bangkok, la cité d’Ayutthaya est aujourd’hui, avec Sukhotai le site archéologique et religieux le plus important le Thaïlande.

UN PEU D’HISTOIRE

Ayutthaya est une cité fondée en 1350 et devient rapidement la capitale du royaume de Siam. Elle compte alors parmi les plus grandes cités du monde, avant d’être détruite en 1767 par l’armée Birmane.

Aujourd’hui, les ruines de l’ancienne ville et les monuments religieux qui n’ont pas été détruits forment le site archéologique d’Ayutthaya, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

ALLER À AYUTTHAYA

Plusieurs choix possibles depuis Bangkok, en bus, taxi privé ou train depuis la gare de Hua Lampong. Si le train est l’option la plus économe (à peine 1€ l’allée – retour), elle est aussi la plus longue (compte 2h30).
Sans oublier qu’une fois sur place, il te faudra un moyen pour te déplacer. En tuk-tuk pour plus de confort, ou bien à scooter ou vélo, tu as le choix selon tes envies, ton budget et le temps dont tu disposes.

En ce qui me concerne, j’ai choisi pour une fois l’option tour groupé en mini van. Ce n’est pas vraiment dans mes habitudes, j’aime découvrir et visiter par moi-même, mais après avoir étudié les différentes possibilités, celle-ci m’est apparue finalement très bon marché et surtout bien pratique.

Wat Phu Khao Thong

L’excursion coûte 16€ et dure toute la journée. Elle comprend l’allée – retour en mini van depuis mon hôtel, la visite de 6 monuments ainsi que l’entrée de chacun d’eux et le déjeuner sur place.

Si tu choisis de visiter Ayutthaya par toi – même, sache que l’entrée des temples est payante (entre 50 et 60 bahts par monument). Tu peux acheter un pass qui te donne accès à 6 temples, à l’entrée de n’importe lequel pour un prix de 220 bahts. Le pass est valable 30 jours, ça te donne donc le droit d’y aller plusieurs fois.

QUELQUES TEMPLES

WAT YAI CHAYA MONGKOL

Le Wat Yai Chaya Mongkol est un très beau temple orné de nombreuses statues de Bouddha. C’est celui que j’ai préféré lors de ma journée visite.
La légende dit qu’il aurait été construit pour rendre hommage à la victoire à dos d’éléphant du roi Naresuan sur son ennemi le prince Birman.

WAT PHRA SI SANPHET

A l’origine, le Wat Phra Si Sanphet était un palais résidentiel. On en fait par la suite un monument religieux, et il devient ainsi le plus grand temple d’Ayutthaya quand la cité est à son apogée.
Malheureusement, le temple a été détruit en quasi totalité lors de l’attaque menée par les Birmans, mais ses ruines restent absolument somptueuses.

WAT PHRA MAHATHAT

Il est le plus ancien temple d’Ayutthaya et sans doute le plus connu, grâce à la tête de Bouddha qui est incrustée dans les racines d’un arbre.
Selon la légende, lorsque les Birmans ont attaqué Ayutthaya et décapité toutes les statues de Bouddha, la tête de l’une d’elle aurait roulée jusqu’à l’arbre qui l’aurait alors recueillie dans ses racines.
Cela en fait un élément sacré et de nombreux thaïlandais viennent de tout le pays pour se recueillir au pied de cet arbre.

WAT LOKAYASUTHA

Il ne s’agit pas ici d’un temple à proprement parlé mais d’une immense statue de Bouddha couché. Pas moins de 29 mètres de long !
Il est normalement recouvert d’une étole orange, à l’image de l’habit des moines bouddhistes. Cependant, lors de ma visite, j’ai eu le plaisir de le voir à nu!

BILAN

J’ai beaucoup appréciée ma journée en tour groupé, contrairement à ce que je pensais. Nous étions peu nombreux (moins de 10) et si le guide nous donnait quelques explications devant chaque temple, nous étions ensuite libres de le visiter en solitaire.
Le déjeuner était très bon, dans un restaurant local et les temples n’étaient pas bondés de monde.

Une belle journée de visite à inclure si tu passes par Bangkok.

Pour information, j’ai réservé mon tour à l’hôtel Casa Picasso à Bangkok, pas très loin de Kaosanroad.

Qui suis-je ?

Bonjour, moi c’est Chloé ! Je suis tout simplement une personne en quête de nouvelles aventures et d’épanouissement spirituel.

C’est à vingt neuf ans que je me décide à envoyer valser mes escarpins et changer de vie. J’ai toujours eu cette petite voix au fond de moi qui me disait que la vie que je voulais mener, ce n’était pas celle-là. Mais le confort et les habitudes sont des addictions dangereuses qu’il est, je l’admets, difficile de laisser de côté.

J’aime voyager à mon rythme, sans me presser. Passer plusieurs mois dans un endroit ne me dérange pas du moment que je m’y sente bien et que j’y apprenne des nouvelles choses qui me fassent vibrer.

J’aime l’Asie pour sa spiritualité, l’importance accordée à la religion et aux respects des croyances que nos sociétés occidentales délaissent malheureusement. J’aime la facilité avec laquelle on vit ici. Et je l’avoue, le côté bon marché des pays asiatiques est un atout supplémentaire que mon porte-monnaie apprécie.

Cette vie, je ne l’échangerai aujourd’hui pour rien au monde. Je vis actuellement à Chiang Mai dans le Nord de la Thaïlande.

Une journée dans un orphelinat tenu par des moines

J’ai eu la chance, lors de ma deuxième visite à Mandalay, de passer une journée dans un orphelinat à 50 minutes de la ville. L’établissement est tenu par les moines qui s’occupent bénévolement d’une soixantaine de petits garçons.

PAR OÙ COMMENCER

Je parraine un petit garçon birman qui vit dans un village excentré de Bagan et avant de m’y rendre pour faire sa connaissance, j’ai passé deux jours à Mandalay avec une amie. Souhaitant profiter d’être dans une grande ville pour acheter du matériel scolaire pour son école, je demande conseil au chauffeur de tuk-tuk qui m’a fait visiter les alentours la veille.

Nous discutons et il me parle alors de cet orphelinat, qui je le précise, n’est en rien un lieu de visite pour les touristes. Après quelques minutes de discussion où il m’apprend que l’endroit existe uniquement grâce aux dons, je lui dis que je souhaiterais participer en offrant quelque chose qui leur serait nécessaire.

Nous voilà donc partis tous les trois, son tuk-tuk remplis de petits cahiers et stylos de toutes les couleurs, une partie que j’emporte à Bagan et l’autre que nous allons offrir à ces petits.

UNE FOIS SUR PLACE

Ce sont uniquement des garçons, ils sont une soixantaine âgés de 4 à 16 ans et sont élevés et éduqués par une dizaine de moines qui les a recueilli dans un grand monastère. Lorsque nous arrivons, ils rentrent de l’école pour la pause déjeuner. Ce jour-là une famille birmane a fait don d’une semaine de nourriture. Les donateurs sont sur place, et un grand repas soigneusement préparé par les filles du village (elles aident bénévolement les moines dans les tâches du quotidien comme la cuisine) est déjà dressé sur les tables.

Le moine le plus âgé nous salue, et notre guide lui explique la raison de notre présence. Nous sommes invités à entrer et à « assister » au déjeuner des enfants. Je suis un peu gênée au début, j’ai l’impression d’être intrusive et un peu voyeuse, mais je comprend vite qu’ici, les choses ne sont pas ressenties de la même façon.

Il est vrai qu’en France, nous sommes relativement pudiques lorsqu’il s’agit de faire un don, mais en Birmanie (comme dans d’autres pays d’Asie), il n’est pas mal vu d’être présents et de « regarder » les gens profiter de ce qu’on leur offre.
Ainsi, le guide, mon amie et moi, ainsi que la famille birmane qui a offert les repas nous tenons discrètement dans un coin de la pièce et assistons en silence au repas des enfants. Je trouve cela un peu étrange mais j’essaye de faire abstraction de mes « coutumes » et je reconnais que je ne mets pas longtemps à être attendrie par tous ces petits.

UN EMPLOI DU TEMPS BIEN CADRÉ

Ils prient d’abord en chantant, puis s’assoient et dégustent leur déjeuner dans un rythme bien cadencé. Les moines ont déjà déjeuné, et veillent sur la petite troupe. Une fois les assiettes finies, c’est visiblement l’heure de la douche.

Les mamans de substitution passent pour une deuxième tournée

J’assiste spectatrice, sans oser trop bouger, consciente de vivre une expérience humaine hors du commun. Les enfants nous jettent des coups d’oeil curieux, timides, certains plus insistants se demandant sûrement qui nous sommes et d’où nous venons.

Les moines ne parlent pas anglais et notre guide fait office de traducteur pour les quelques mots que nous échangeons.

Après la douche, les enfants ont bien mérité une petite pause pour jouer dans la cour avant de retourner à l’école. Je ne ressens ni misère ni malheur dans ce que je vois, j’ai plutôt l’impression d’être dans une colonie de vacances.
Il y a beaucoup d’amour et de rires, et je me rend compte, avec mes yeux de privilégiée, que les enfants savent s’amuser avec peu. Ici, pas de balle de foot, mais qu’à cela ne tienne, on improvise une partie et la tong du plus grand fera office de ballon !

Le plus jeune garçon sort de la douche, habillé tant bien que mal, la chemise mal boutonnée. Le grand moine lui fait signe de venir vers lui et lui remet les boutons en ordre, glissant au passage quelques bonbons dans la poche de sa chemise.

Lorsque l’heure est venue pour les enfants de retourner à l’école, nous sommes invités à déjeuner mon amie, notre guide et moi. Une fois encore, je suis gênée de profiter de la nourriture offerte par d’autres, mais la famille birmane a l’air de réellement tenir à ce que nous dégustions le repas qu’ils ont préparé. Une hospitalité vraiment exceptionnelle.

BILAN DE LA JOURNÉE

Cette journée fut inattendue, imprévue et c’est ce qui en fait toute la beauté. Ce que je retiendrai de ce moment privilégié, c’est l’amour que j’ai ressenti ici, entre les enfants, la bienveillance et la dévotion des moines et la générosité des Birmans en général.

Bien sur, les échanges ont été très limités en raison de la barrière de la langue. Mais il suffit parfois de quelques regards ou d’une simple atmosphère affectueuse pour se comprendre.

Pour ceux qui souhaiterait également faire un don à cet endroit, le monastère s’appelle Aung Thu Kia monastery, situé au village Pa Thein Gyi, juste avant Yankin Hill. Je recommande de ne pas y aller seul mais accompagné d’un local, ne serait que par respect et afin de faciliter compréhension (les moines ne parlent pas anglais).

THAILANDE: Infos Pratiques

La Thaïlande est sans doute le premier pas le plus facile vers l’Asie de l’Est. Très développé est idéal pour l’accueil aux touristes étrangers, le pays offre une variété de paysages et d’expériences tous très différents. Idéalement située entre la Birmanie, Le Laos, le Cambodge et la Malaisie, la Thaïlande est un bon point de départ pour un voyage de plusieurs mois.

  • La monnaie est le Baht Thaïlandais.
    1€ = 35baht (ou 100baht = 3€) en 2020
  • Un visa gratuit d’une durée de 30 jours est délivré à l’arrivée à l’aéroport. Il est possible d’étendre ce visa pour 30 jours supplémentaires une fois par an.
    Attention, le dépassement de visa coûte cher en Thaïlande, 500bahts par journée supplémentaire et pas moyen de négocier à l’immigration !
  • Pour te déplacer, le meilleur moyen est d’utiliser l’application Grab, sorte de Uber qui fonctionne très bien en Asie. Pas d’obligation de rentrer tes coordonnées bancaires, tu peux payer ta course en cash.
    Attention cependant si tu vas à Phuket ou Koh Samui, Grab ainsi que les services de taxi en général annoncent des prix exorbitants pour le pays. Malheureusement rien à faire, il faudra s’adapter ou trouver un autre moyen de déplacement.
  • Tu peux très facilement louer un scooter pour 3-5€ par jour selon les villes. Le scooter reste le moyen le plus facile et pratique pour se déplacer par soi même en Thaïlande.
    Attention cependant, la conduite ici est inversée par rapport à la France !
  • Des frais de retraits de 220bahts (soit 6€!) sont appliqués à chaque retrait et ce peu importe le montant ! Un conseil, retire le maximum. Certains distributeurs propose jusqu’à 30,000 bahts alors que d’autres sont limités à 20, 000.
  • Marchander ou pas ? Personnellement, je ne suis pas une adepte du marchandage à tout va. Négocier une chambre ou un scooter pour une longue durée est une chose, mais vouloir à tout prix grapiller quelques bahts sur un marché local, ce n’est pas mon truc. A toi de voir si tu te sens à l’aise avec cet exercice. Dans l’ensemble les Thaïlandais sont ouverts à la négociation tant qu’elle reste courtoise et raisonnable.
  • Les Thaïlandais saluent en joignant les mains en prière devant leur visage. Pour saluer une personne « normale« , le bout des doigts arrive au niveau de la bouche. Pour saluer un moine ou quelqu’un d’important, on monte le bout des doigts un peu plus haut, entre les deux yeux. Et pour saluer Bouddha lors d’une prière, les doigts arrivent au sommet du front.

J’AIME

  • La nourriture! Un vrai régal! Pad Thaï, Sticky Rice, Curry, Soupes, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Je pourrais en faire un article entier tellement la Thaïlande est un paradis pour les papilles ! N’hésite pas à goûter à tout, surtout à la Street Food dans les marchés qui est véritablement extraordinaire!
  • Le côté facile du voyage. Le pays est développé depuis longtemps et ça se sent. Si tu cherches plus d’authenticité, les petits villages du Nord t’apporterons ce côté plus traditionnel.
  • Chiang Mai, ma ville coup de coeur. J’ai eu la chance de passer le confinement du Covid-19 dans cette ville et je crois que je n’aurais pas pu tomber mieux. Entre ses nombreux cafés et temples dissimulés dans des écrins de verdure, Chiang Mai porte magnifiquement bien son surnom de rose du Nord!

J’AIME MOINS

  • Les arnaques de taxi à l’aéroport de Bangkok qui sont malheureusement monnaie courante. Demande toujours au taxi le prix approximatif de la course avant et s’il te sort un papier avec des prix ronds (en général supérieurs à 1,000 bahts), il cherche à t’escroquer. Demande lui alors de mettre le compteur, ce qu’il n’a pas le droit de refuser.
  • Bangkok et plus particulièrement Kao San Road, la pollution et l’ambiance Américano-Européenne qui s’y trouve.

BALI: infos pratiques

  • Si l’île de Bali est à majorité Hindouiste (plus de 93% de la population), le reste de l’Indonésie (dont les îles Gili) est musulmane.
  • La monnaie est la Roupie Indonésienne
    1€ = 16, 000 R (en 2020)
  • Pour un séjour de moins de trente jours, un visa gratuit te sera automatiquement remis à l’arrivée.
    Attention cependant, le visa gratuit ne peut pas être prolongé. Si tu prévois de passer plus de trente jours en Indonésie, demande un visa touriste à ton arrivée. Il coûte 35$ pour une durée de trente jours, renouvelable une fois pour trente jours supplémentaires.
  • Le trafic routier à Denpasar, la capitale, est le pire que j’ai expérimenté jusque là, bien plus mauvais selon moi que celui de Bangkok et Yangon. Il faut donc prévoir large et en cas d’embouteillages, prendre son mal en patience !
  • Les Balinais, comme beaucoup d’Asiatiques ne s’énervent pas et sont très mal à l’aise lorsqu’ils ont à faire à quelqu’un d’impatient ou de nerveux. On évite donc de s’emporter et on respire un grand coup. La vie est belle, surtout à Bali !

∞∞∞

J’AIME

  • La gentillesse et l’hospitalité des Balinais.
  • Les offrandes disposées un peu partout, parfois à même le sol, qui donnent à l’île un charme sans faille.
  • Ubud et son ambiance unique.

∞∞∞

J’AIME MOINS

  • Le traffic à Denpasar.
  • L’Arak, cette liqueur traditionnelle de sève de palmier ou de noix de coco, très forte (50° rien que ça) et vraiment pas à mon goût.

La Cité d’Angkor

Les temples d’Angkor sont la principale raison pour laquelle je me suis rendue à Siem Reap. En tant que fan inconditionnelle des temples et monastères, je ne pouvais pas ne pas visiter ceux de la cité d’Angkor.

QU’EST-CE QUE LA CITÉ D’ANGKOR ?

Classée au patrimoine mondiale de l’Unesco depuis 1992, la cité d’Angkor est l’ancienne capitale de l’empire Khmer. Elle abrite de nombreux temples et ruines, vieux de plusieurs siècles. Elle s’étend sur 400km2 soit presque quatre fois la taille de Paris !

Pour y accéder, tu dois acheter un pass à l’Angkor Enterprise à Siem Reap. Si tu choisis de visiter Angkor en tuk-tuk ou taxi, tu peux y aller directement avant (la billetterie ouvre à 5h le matin). Il existe trois formules:

  • Pass d’1 jour : 37$
  • Pass de 3 jours : 62$
  • Pass de 7 jours : 72$

Chaque pass est nominatif et comporte ta photo (pas besoin d’en apporter, ils te prennent en photo directement au comptoir). Il est très important de le garder sur toi car il te sera très souvent demandé sur le site, aux entrées des temples.
Attention, en cas de perte, il faut en racheter un autre !

Photo de Vincent Gerbouin sur Pexels.com

COMBIEN DE TEMPS ?

J’ai visité Siem Reap en express (3 jours) avec une amie, avant de rejoindre la Birmanie. Comme elle est un peu moins férue des temples que moi, nous avons pris le pass d’une journée seulement. Pas de problème, ça me fera une bonne raison d’y retourner!

Si j’avais eu plus de temps, j’aurais pris l’option trois ou sept jours.
Comme nous étions limitées par le temps, nous avons choisi l’option visite en tuk-tuk avec un chauffeur rencontré la veille.
L’excursion nous a coûté 20$ pour la journée et notre chauffeur nous attendait devant chaque temple pour nous mener au suivant.
Pour les plus débrouillards, il y a également la possibilité de faire le tour en scooter ou en vélo.

QUELQUES TEMPLES

ANGKOR WAT

Angkor Wat est le plus connu et le plus grand des temples d’Angkor. Il est également le plus grand monument religieux au monde. C’est au XIIe siècle, que le roi khmer Suryavarman II le fait construire en hommage à Vishnou.

La plupart des tours propose de visiter Angkor Wat soit au levé du soleil, soit en fin de journée. Pour éviter la foule, nous avons fait le choix d’y aller entre midi et deux, sous 40° , et nous avons bien fait, il n’y avait quasiment personne ! Je précise cependant que j’ai visité Angkor Wat en Décembre 2019 et qu’à cette époque, si le Covid-19 ne s’était pas encore massivement propagé en Europe, il effrayait quand même pas mal les touristes et les chinois n’étaient déjà plus les bienvenus dans les pays voisins.

LE BAYON

Cet impressionnant monument fut construit au XIIIe siècle, sous le règne de Jayavarman VII, connu pour être le dernier grand roi de l’Empire khmer, qui fit rénover et reconstruire considérablement la cité après qu’elle fut endommagée par l’invasion des Chams. Le Bayon est dédié à Bouddha, et son architecture est à la fois surprenante et incroyablement moderne. Pas moins de 216 visages de Bouddha composent le Bayon.

J’ai particulièrement apprécié cet endroit, et je trouve personnellement qu’il est encore plus beau et impressionnant lorsqu’on le contourne depuis l’extérieur.

TA PROHM

C’est également Jayavarman VII qui fit construire le Ta Prohm, afin d’en faire un monastère et une université bouddhique. Il est très connu dans la culture populaire grâce à Tom Raider. Et oui, il s’agit du temple avec cette fameuse grosse liane tombante sur les pierres.

Malheureusement victime de son succès, je ne retiens de Ta Prohm que du monde, du monde et encore du monde. La liane qui fait aujourd’hui la célébrité du monument est prise en photo sous tous les angles, si bien qu’une corde a été installée à un mètre d’elle, afin d’en barrer l’accès pour des raisons de préservation. Ça casse quand même un peu la magie.

TA KEO

Le temple Ta Keo doit sa construction au roi Jayavarman V au XIè siècle. Ce « Temple Montagne » est construit entièrement en grès. Il est l’un des plus hauts monuments d’Angkor.

Les travaux furent interrompus par l’arrivée au pouvoir d’un nouveau roi. La constuction de Ta Keo ne fut jamais achevée, ce qui lui donne son aspect si particulier.

BILAN

J’ai été véritablement émerveillée. J’insiste néanmoins sur le fait qu’il n’y avait pas le tourisme de masse habituel lorsque j’ai visité Angkor, l’expérience aurait surement été moins plaisante en « temps normal ». Même si je trouve le prix des pass franchement excessif, je ne regrette qu’une seule chose, c’est de ne pas avoir prévu plus de temps pour visiter Angkor ! J’y retournerai et cette fois-ci, je prendrai un pass 7 jours pour pouvoir explorer la cité comme il se doit !

Une journée aux villages flottants

Au delà des temples d’Angkor, les villages flottants valent le détour lors d’un séjour à Siem Reap. Ils s’articulent autour du lac de Tonlé Sap, à quelques kilomètres de la ville de Siem Reap.

QUEL VILLAGE CHOISIR ?

Il y a trois villages principaux qui proposent des tours à la journée :

  • Chong Kneas, qui a la réputation d’être un bel attrape touriste. C’est le plus proche de Siem Reap (15km) mais de ce que j’ai pu lire ou entendre de la part de personnes ayant fait une excursion à Chong Kneas, c’est une perte de temps et d’argent de choisir celui-ci.
  • Kampong Phluk – un peu plus loin, à 30km, c’est apparemment un choix convenable, un bon compromis entre distance raisonnable et authenticité préservée.
  • Kampong Khleang – A 50km de Siem Reap, c’est dans ce village que j’ai eu la chance de passer quelques heures.
Village de Chong Kneas

Je dois admettre que j’ai eu beaucoup de chance dans le choix de l’agence. Je ne savais pas vraiment vers laquelle me tourner mais je voulais un petit bateau, style pirogue et pas un bateau de croisière bondé. En fouillant un peu sur internet, je suis tombée sur Community First à qui j’ai envoyé un message dans la soirée pour le lendemain. Jour de chance, il leur restait de la place ! Je te conseille quand même de réserver quelques jours en avance, surtout en haute saison.

COMMUNITY FIRST, TOURISME RESPONSABLE

Comme les autres agence, le tour que j’ai réservé dure entre 5 et 6h et comprend une balade en bateau sur le lac et la visite d’un village local avec un guide parlant anglais.

Ce qui m’a beaucoup plu avec Community First, c’est que l’ensemble des gens qui travaillent pour le projet sont originaires du village de Kampong Khleang, y compris les guides.

Tous les bénéfices sont reversés à l’école du village et à des projets sanitaires tel que l’accès à l’eau potable dans le village quelque soit la saison. Afin de mener à bien le projet en toute transparence, le site affiche même un tableau de ses recettes.

Le but est d’améliorer les conditions de vie des habitants du village que nous allons visiter, tout en offrant aux touristes une visite authentique et loin des clichés habituels.

LA JOURNÉE

Un mini-van vient nous récupérer à l’hôtel à 14h mon amie et moi, et nous faisons connaissance avec le reste du groupe. Nous sommes 5 personnes au total plus le guide, un jeune Cambodgien originaire du village dans lequel nous nous rendons. Il nous explique que nous allons nous arrêter en route pour goûter certaines spécialités cambodgiennes avant d’arriver au lac.

Nous nous arrêtons donc au bord de route et nous découvrons avec bonheur le bambou sticky rice, une petite branche de bambou qu’on épluche comme une banane et dans lequel on trouve du riz au sucre de canne, et ici des haricots rouges. C’est un snack très commun au Cambodge et je dois dire que c’est un de mes péchés mignons !

Cette femme prépare les fameux donuts cambodgiens, ça me fait penser aux miel pop’s que je mangeais quand j’étais petite !

Arrivés sur le lac, nous avons le plaisir de faire une charmante promenade sur Tonlé Sap à bord d’une pirogue traditionnelle. C’est apaisant et tranquille, loin d’être bondé de monde comme je le craignais.

Avant d’entrer dans le village, le guide nous parle plus en détails de la vie des habitants et nous demande de ne pas prendre les enfants en photos, par simple respect.
La plupart d’entre eux courent et jouent quasiment tout nus, ce qui explique aussi la demande de notre guide de ne pas les mitrailler de photos.

Le village est très modeste, très pauvre et on sent une réelle volonté de la part de cette équipe de vouloir améliorer les conditions de vie des habitants, en donnant gratuitement accès aux enfants à l’éducation.

Dans les rues de Kampong Khleang

Le guide nous explique en effet que l’école principale se trouve dans un autre village, mais qu’à certaines périodes de l’année, le niveau d’eau trop important la rend inaccessibles aux habitants de Kampong Khleang.

C’est pour cette raison que Community First s’est organisée pour offrir aux enfants une école à l’intérieur même du village.

Le village de Kampong Khleang, vue depuis l’école

Nous visitons l’école, qui se trouve être en réalité la maison d’un habitant du village, qui donne bénévolement des cours aux enfants. Le professeur nous accueille gentiment et nous explique qu’il reçoit une cinquantaine d’enfants et d’adultes aussi, car certains ne savent pas lire et écrire et souhaitent apprendre.

Il nous montre les achats qu’il a pu réalisé grâce aux bénéfices apportés par Community First: des livres d’occasion, des cahiers, des chaises en plastiques.

Après ce moment émouvant passé à Kampong Khleang, il est déjà l’heure pour nous de repartir en direction de Siem Reap. Nous terminons l’excursion avec un magnifique coucher de soleil sur le lac, qui clôture en beauté cette journée.

BILAN

J’ai beaucoup aimé cette journée de découverte et d’immersion dans un village local. Je recommande fortement Community First, qui en plus de défendre un magnifique projet, offre une visite complète, authentique et sans mise en scène.

Prix de l’excursion : 35$ par personne, avec pick-up qui vient te chercher et te ramène à ton hôtel.

Si toi aussi tu souhaites passer un bon moment tout en participant au développement du village, tu peux trouver plus d’informations sur leur site officiel https://www.kompongkhleang.org

Pub Street la rue de la soif

Pub Street est le centre de la vie nocturne et occidentale de Siem Reap.
La rue s’étend sur 1km de long et propose des centaines de restaurants, bars et discothèques.

Si après une journée passée à visiter Angkor, une envie de pizza ou d’agitation se fait sentir, Pub Street est l’endroit parfait. C’est plutôt sympa de s’y retrouver entre touristes en soirée, mais soyons honnête, l’endroit n’a rien d’authentique et de dépaysant. Il s’agit du Kaosan Road Cambodgien, ni plus ni moins.

QUE FAIRE À PUB STREET ?

Pub Street pourrait se résumer ainsi: du bruit, du monde, de la nourriture européenne, des salons de massage, et des bars happy hour.

PROFITER DE L’HAPPY HOUR

La plupart des bars propose des formules 50% ou 1 verre acheté = 1 verre offert en début de soirée, avant 20h.

L’Angkor What, un bar mythique de Pub Street
Le bar Miss Wong sert de très bons cocktails dans une ambiance feutrée
S’OFFRIR UN SOIN DES PIEDS

Personnellement, ça ne m’a jamais donné envie de me faire manger les peaux mortes par des petits poissons… mais pourquoi pas ?!

GOÛTER À LA NOURRITURE LOCALE

PUB STREET EN BREF

Pub street y aller ou non ? Oui, au moins une fois pour essayer. Ne serait -ce que par curiosité et parce que même si c’est bruyant et plus occidental que cambodgien, c’est quand même sympa de boire un cocktail et d’écouter les chanteurs de karaoké pousser la chansonnette.

N’hésite pas à te balader en dehors des rues de Pub Street, c’est à l’extérieur que tu trouveras les meilleurs stands de nourritures cambodgiennes, à déguster sur place sur des petites tables en plastique.