La Cup menstruelle

Après avoir été intriguée et hésitante à propos de la cup, je me suis décidée (il y a deux ans), à tester la cup, ou coupe menstruelle.
Petit point sur un objet révolutionnaire.

QU’EST CE QUE LA CUP ?

C’est une alternative aux tampons ou serviettes hygiéniques. En forme de petite cloche et fabriquée en silicone, la cup s’introduit dans le vagin en période de menstruation pour recueillir le sang.
Au lieu de la jeter lorsqu’elle est pleine, comme on le fait avec un tampon, on la vide, la nettoie et elle peut immédiatement être réutilisée.

COMMENT ÇA MARCHE ?

L’objet peut paraitre impressionnant au premier abord, mais pas de panique, une fois introduit, tu ne le sens pas.
Il existe plusieurs tailles, pour ma part j’ai pris la plus petite qui est parfaite et amplement suffisante si tes flux ne sont pas particulièrement abondants.
Une fois en main, il faut alors plier la cup sur elle-même, ou bien la rouler, et l’insérer doucement en toi, en étant détendue.
La meilleure position est d’être accroupie. Tu peux aussi la mettre sous la douche pour qu’elle s’insère plus facilement.

Une fois à l’intérieure, elle se déplie et se met en place toute seule et si elle est bien positionnée, tu n ‘es pas censée la sentir.

Voici comment plier la cup avant de l’insérer

LES AVANTAGES

ÉCOLOGIQUE

Fini le gaspillage avec les protections jetables et polluantes, et polluantes elles sont énormément ! Les protections jetables ne sont pas recyclables et mettent 500 ans à se dégrader. Et cela concerne uniquement la protection en elle-même, à cela s’ajoute l’applicateur, l’emballage etc…

Les protections qui finissent jetées dans les toilettes disparaissent peut être miraculeusement de nos salles de bain mais quand on sait que tout fini par atterrir dans l’océan, c’est peut être l’occasion de changer quelques habitudes.

La cup, c’est actuellement la solution la plus respectueuse de l’environnement, et l’adopter, c’est aussi une façon d’apporter notre petite pierre à l’édifice.

5 MILLIARDS

C’est le nombre de tampons et applicateurs jetés chaque année en France

ÉCONOMIQUE

Bien sur qu’à l’achat, elle coûte plus cher qu’une boite de tampons. Il faut compter une vingtaine d’euros en moyenne selon les marques. Mais sachant qu’elle a une durée de vie de plusieurs années, le calcul est vite fait !

AGRÉABLE

Ce que j’apprécie particulièrement avec la cup, c’est qu’elle ne dégage pas de mauvaises odeurs comme le font les tampons, ou pire, les serviettes hygiéniques.
Même en plein été, sous forte chaleur, tu peux faire le grand écart au bureau sans risque !

Niveau confort, c’est vraiment le top, elle ne se sent pas et reste en place quand tu vas aux toilettes.

PRATIQUE

Tu peux garder ta cup jusqu’à 12 heures d’affilée ! Plus besoin de faire des aller retours aux toilettes. Et si c’est déjà super pratique dans la vie quotidienne, ça l’est encore plus quand tu voyages et que tu passes la journée ou la nuit dans les transports !

Tu peux également continuer de pratiquer ton sport habituel sans être dérangée et te baigner sans risque d’infections.

INOFFENSIVE

Et ça, c’est vraiment la raison principale qui m’a convaincu de passer à la cup.

On n’en parle pas assez mais les protections jetables sont composées de résidus toxiques et néfastes pour le corps. En effet, elles sont fabriquées à base de coton. Et savais -tu que les cultures de champs de coton sont arrosées de pesticides qui comptent parmi les plus toxiques utilisés en agriculture ?

Les utiliser peut entrainer des irritations, des mycoses, des inflammations et sans parler du fameux trop peu connu choc toxique, qui peut, dans le pire des cas, s’avérer mortel.
Lauren Wasser, jeune mannequin américain a eu le malheur d’être victime de choc toxique, suite à quoi elle a dû subir une amputation de sa jambe droite. Elle se bat aujourd’hui pour faire connaitre les dangers liés aux protections jetables.

Voici deux illustrations que j’ai trouvé sur deux sites très informatifs quant aux dangers des protections jetables:

Le site Plim.fr donne une grande quantité d’information sur les substances toxiques présentes dans les protections jetables
Cycl’ Intima est une excellente source d’information qui balaye les idées reçues sur notre période de menstruation

Sans aller jusque là, je suis assez étonnée du peu de soin que nous apportons au choix de nos protections intimes.

De nombreuses habitudes saines sont rentrées dans notre quotidien comme par exemple réduire ou arrêter la cigarette, privilégier les aliments sans pesticide ou utiliser des produits non cancérigènes, par respect pour notre corps.
Insérer des produits toxiques directement à l’intérieur de nous n’est pas une très jolie marque de respect pour notre intimité, ni notre corps tout entier et encore moins notre santé.

LES INCONVÉNIENTS

CONNAITRE SON CORPS

La cup nécessite d’être un minimum à l’aise avec son corps et avec la vue du sang. En effet, pour la retirer, il faut bien souvent insérer ses doigts à l’intérieur du vagin pour l’attraper.
Si cet exercice peut sembler effrayant au premier abord, il devient très vite une habitude.
C’est tout à fait normal de ne pas être à l’aise au départ, d’avoir peur de mal la mettre, ou de ne pas réussir à l’enlever et il ne faut donc pas se forcer.
Mais si tu te sens curieuse et attirée par l’idée, tu peux commencer par une petite taille, qui est amplement suffisante si tes flux ne sont pas particulièrement abondants.
Et si tu n’y arrives pas du premier coup, ce n’est pas grave, l’important c’est d’essayer petit à petit. Peut -être que ton corps n’est pas détendu aujourd’hui et que demain il le sera plus.

LE REGARD DES AUTRES

Beaucoup de femmes sont mal à l’aise avec l’idée de devoir rincer et nettoyer leur cup sur leur lieu de travail, ce qui est parfaitement compréhensible. La société nous façonne avec l’idée que la période des mensurations est sale et qu’elle ne doit pas être abordée dans les conversations.

Et pourtant il n’y a absolument rien de sale dans le fait d’avoir ses règles, et encore moins dans celui de justement nettoyer sa protection. La plupart des femmes sont confrontées à ce phénomène, et il n’y a rien d’anormal à ça.

Ce qui est bizarre en revanche, c’est d’en faire un tabou qui met les femmes mal à l’aise.

Soskuld la vie d’une aide-soignante, une bande dessinée très bien pensée sur nos tabous et idées reçues

Lorsque tu fini ton café, tu rinces et nettoie ta tasse. C’est exactement la même chose avec la cup. Du moment que tu ne fais pas ça avec la culotte sur les chevilles, tu n’as pas à te sentir incommodée. Tu ne fais rien de mal, et rien de honteux !

Tu crois vraiment que tu devrais te sentir gênée d’utiliser un moyen de protection respectueux de ton corps et de ton environnement ?

ENTRETIEN

Rien de plus simple, il suffit de la rincer à l’eau entre deux utilisations. Et pour la désinfecter, fais la tremper dans de l’eau bouillante. A faire également avant une première utilisation pour la stériliser.
La plupart des cups sont vendues dans une boite ou un petit pochon, ce qui les rends facilement transportables. Et ça prend moins de place qu’une boite de tampons !

LES ALTERNATIVES

Si tu n’es pas à l’aise avec l’idée de la cup, mais que tu souhaites malgré tout passer à une solution écologique et inoffensive pour ta santé, tu peux te tourner vers les serviettes lavables.

Même principe que les serviettes hygiéniques jetables, sauf que celles – ci sont réutilisables et possèdent une durée de vie de plusieurs années. Elles s’accrochent à la culotte par un clip et sont fabriquées sans produits toxiques pour ta santé. Il en existe de différentes tailles selon tes flux et en plus leur aspect est beaucoup plus sympa que celui des serviettes jetables !

Celles – ci sont fabriquées à Auroville en Inde et m’ont coûtées moins de 5€ l’unité
Voici la serviette une fois pliée, parfaite à transporter

Personnellement, j’utilise ma cup la journée et mes serviettes la nuit. J’ai pris la taille la plus petite, qui est amplement suffisante pour des flux nocturnes, en ce qui me concerne.

ENTRETIEN

Pour les nettoyer, je les rince au préalable dans l’eau froide (l’eau chaude fixe le sang sur les vêtements) avec un peu de bicarbonate de soude quand j’en ai sous la main, et puis je les passe à la machine à laver avec le reste de mes affaires.

J’ai investi dans un pack de trois serviettes, ce qui est suffisant pour la durée de mon cycle. À toi de voir selon tes besoins.


Alors, convaincue par les protections intimes réutilisables ?

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